Les Lofoten: notre prochaine étape tant désirée:
- Maite Ferran

- 21 juin
- 4 min de lecture
Petit détour par l’île de Senja avant les Lofoten : quelle belle découverte !
Une 1ère étape souhaitée de notre voyage étant atteinte — vous vous souvenez du Cap Nord — nous avons entamé notre descente vers le sud-ouest pour rejoindre notre deuxième grand objectif : les îles Lofoten. Une destination mythique, immortalisée par de nombreux magazines, et considérée comme un incontournable en Norvège… “the place to go” !
Avant les Lofoten, nous avons choisi de visiter l’île de Senja, moins connue mais très appréciée de ceux qui prennent le temps de la découvrir. Et nous sommes rapidement tombés sous son charme, notamment grâce à la faible fréquentation touristique (ce que nous apprécions particulièrement).
Senja est la deuxième plus grande île de Norvège après le Spitzberg, dans l’archipel du Svalbard. Ici, pas de foule, mais des paysages grandioses et très variés : fjords, montagnes abruptes, plages sauvages et petits villages de pêcheurs.
L’île vit essentiellement de la pêche : flétan, morue, mais aussi de l’élevage de saumons en mer, directement dans les fjords.
Par exemple, Usøy est une petite île située dans un fjord, reliée à Senja par un petit pont. On y trouve un port de pêche ainsi qu’une entreprise de transformation de poisson, Lerøy Seafood Group. Fait surprenant : la supérette du coin ne vend même pas leurs produits ! Tout est destiné à l’exportation.


En face d’Usøy, nous avons entrepris une magnifique randonnée avec Benji. Cependant, la journée était particulièrement chaude et le sentier traversait essentiellement des pierriers. Benji a rapidement montré des signes de fatigue, et Lorenzo s’est alors dévoué pour redescendre avec lui.
J’ai poursuivi l’ascension en compagnie d’autres randonneurs. Une fois au sommet, la récompense était à la hauteur des efforts : une vue absolument époustouflante, à couper le souffle. De toute façon, Lorenzo, qui est sujet au vertige, n’aurait sans doute pas pleinement profité de ce panorama spectaculaire ! 😄





Les Lofoten
Nous quittons Senja, cette île paisible et aux paysages si variés, pour rejoindre les Lofoten. Nous savons que nous y trouverons plus de monde et nous nous demandons si voyager en juin permet encore d’éviter l’affluence. Les nombreux camping-cars croisés sur la route semblent déjà nous donner la réponse...
Heureusement, le temps est clément. Nous en profitons pour aller à vélo avec Benji jusqu’à Henningsvær, célèbre pour son terrain de football spectaculaire posé au bord de la mer.



Nos spots de camping sont magnifiques .

Avec leur sable blanc et leurs eaux turquoise, les plages des Lofoten ont des airs de paradis tropical… à un détail près : la température de l’eau ! Comme d’habitude, je suis la seule à oser la baignade. 😄



Tout au long de notre traversée des Lofoten, la pêche est omniprésente. Ports de chalutiers et entrepôts rappellent l’importance de cette activité, avec le flétan, la morue et les produits de la mer exportés dans le monde entier.

La pêche à la morue dans les Lofoten
Entre janvier et mi-avril, les Lofoten vivent au rythme de la pêche au skrei, le cabillaud arctique (Gadus morhua). Après avoir passé la majeure partie de sa vie dans les eaux riches en nutriments de la mer de Barents, ce poisson revient, vers l’âge de cinq ans, sur les côtes des Lofoten pour se reproduire.
Ce retour annuel marque le début de la saison de pêche. Depuis plus de 1 000 ans, cette activité joue un rôle essentiel dans l’économie locale et nationale. Autrefois, près de 30 000 pêcheurs participaient à cette grande migration saisonnière ; ils sont aujourd’hui environ 2 000.
Pour accueillir les pêcheurs venus d’autres régions, de petites cabanes appelées rorbu ont été construites le long des côtes. Beaucoup ont été préservées et transformées en hébergements touristiques. Il est également possible de participer à des sorties en mer pour découvrir cette tradition de plus près.

Le séchage de la morue
Dès février-mars, le skrei est suspendu à l’air libre sur de grandes structures en bois appelées hjell. Grâce au vent froid et aux températures proches de zéro, il sèche naturellement sans se détériorer.
À la fin juin, le poisson a perdu près de 80 % de son eau et devient du stockfish, un produit qui se conserve pendant des années et s’exporte dans le monde entier. Les têtes sont notamment envoyées au Nigeria pour la préparation de soupes traditionnelles.
Cette technique de séchage est restée quasiment inchangée depuis l’époque des Vikings.
Ile de Røst: surprise de dernière minute
Sur les conseils d’un couple de Français, nous avons pris le ferry pour Bodø avec une escale sur l’île de Røst. Nous avons débarqué à Røstlandet, l’île principale, étonnamment plate avec ses 11 mètres d’altitude : une véritable anomalie dans les Lofoten !
Cet archipel d’environ 350 îles et îlots vit principalement de la pêche. Les hjell sont partout, ce qui vaut à Røst sa réputation de capitale du stockfish (morue séchée).
Ici, la foule a disparu. Nous avons profité de quatre jours de calme et de repos.



Malgré le soleil de minuit, nous avons trouvé notre rythme : couchers tardifs, grasses matinées jusqu’à 8 heures et siestes bien appréciées. Benji s’est lui aussi parfaitement adapté. ☀️😴







Hello
C est magnifique, que de beaux paysages. Merci beaucoup pour tout ce temps de partage. 🙏🏻
Bonne continuation 😘
Coucou les amis
Les paysages sont magnifiques !
Merci de partager
Amitiés 🤗🍀😘
Claire Lise
Plein de bons spots orginaux pour s’écarter du flot des touristes. Top. Bonne route
Un magnifique voyage, vous nous avez déjà tellement gâté avec toutes ces messages magnifique merci beaucoup de nous faire participer a votre voyage. 😍
Juste magnifique ces paysages et les couchés de soleil de toute beauté, j’adore, merci de nous faire rêver 💜🥰